02 février 2007

Une lutte violente ou pacifiste dans le but de recouvrir la liberté.

Manifestation à Bombay en 1930

Bombay

L'action se passe à l'entrée d'un bâtiment public. Un fonctionnaire blanc, situé au centre de la photographie, accompagné de" deux élégantes jeunes femmes, est obligé de franchir des corps de grévistes indiens non violents occupants la majeure partie de la moitié inférieure de la photographie. La scène est observée par les forces de l'ordre situées en retraits dans le quart supérieur droit, une zone d'ombre.

La photographie présentée ci contre présente un exemple concret de ce qu'est une manifestation non violente. Il y a un énorme opposition entre les différents acteurs: Le personnage blanc situé au milieu de l'image est le stéréotype du colon avec son chapeau, son pantalon et sa chemise blanche à col, alors que les gréviste sont vêtus de manière traditionnelle: turbans, bermudas, pieds nus.
Le blanc est seul, occupe l'espace, se déplace et en se tient debout, ce qui l'oppose aux corps statiques des nombreux manifestants indiens. Les forces de l'ordre situées dans le quart supérieur droit de l'image semblent s'intéresser a l'action mais ne pas vouloir y participer (pose nonchalante et fusils posés contre leur abdomen).

Cette photographie prise en 1930, montre la volonté des indiens de se débarrasser du colon européen en le déstabilisant et le gênant par des actions non-violentes lancées par Gandhi quelques années plus tôt. Elle montre également à quel point le colonialisme ne satisfait pas toute les populations et révolte une part des colonisés. Ces actions ne seront pas vaines puisque dix-sept années plus tard, en 1947, sera voté l'indépendance de l'Inde.


Secours rouge international

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En fond d'image, une carte d’Indochine avec les frontières et le nom des colonies ainsi que les grandes villes. En premier plan, une tête d’indochinois coupée, ruisselant de sang ainsi que des slogans sans appels comme : « contre la terreur impérialiste » ou «  Pour l’envoi d’une délégation ouvrière d’enquête en Indochine »

 

Cette affiche placardée dans les rues de Paris en 1930 indique une position radicale du secours rouge international qui s’insurge face a une colonisation meurtrière et terrorisante et qui désire absolument envoyer, comme le slogan l'indique, une délégation ouvrière d'enquête en Indochine pour que la devise de la France "liberté, égalité, fraternité" soit respectée, et pour que les peuples colonisés ne soient plus sous le joug tyrannique d'un empire français terrifiant.


Groupe de rebelles malgaches

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Voici une photo d'un groupe de rebelles malgaches prise en 1947, toutes ces personnes sont en désaccord avec le régime colonial imposé par la république française et sont prêt à prendre les armes pour retrouver leur liberté. 
Les forces coloniales auraient perdu 1 900 hommes supplétifs malgaches dans la bataille. Sur les 30 000 européens cohabitant avec les quatre millions de Malgaches de 1947, 550 auraient été tués dont 350 militaires. Selon les comptes officiels de l’état-major français, les vingt mois de répression auraient fait, directement, 89 000 morts malgaches. En janvier 1949, le haut-commissaire de Madagascar, Pierre de Chevigné a revu cette évaluation à la hausse, en lui ajoutant les pertes enregistrées par les fuyards dans la forêt, et en estimant le bilan final à «plus de 100 000 morts».

L’insurrection malgache de 1947 a précédé d’une poignée d’années la défaite française en Indochine et le début de la guerre d’Algérie. Le taba taba (les troubles), comme disent toujours les Malgaches, a finalement été passé à la trappe des mémoires collectives, à Madagascar comme en France.

Posté par hubertpoirot à 15:37 - - Permalien [#]